Définition : 

« Un traumatisme crânien est un choc au crâne qui a lieu lorsqu’un objet le heurte plus ou moins violemment. Il peut conduire à des lésions cérébrales et à une fracture osseuse du crâne. Le traumatisme crânien relève de l’urgence médicale. »

Symptômes : 

traumatisme crânien ACV

En cas d’œdème du cerveau (suite à un hématome extra-dural par exemple), les symptômes les plus courants sont :

  • vomissements ;
  • convulsions ;
  • maux de tête ;
  • troubles de la conscience ;
  • parfois diminution du rythme cardiaque…

Un coma peut suivre très rapidement.

En cas de fracture de la base du crâne :

 

  • écoulement de liquide par les oreilles (otorrhée) ;
  • écoulement de liquide par le nez (rhinorrhée) ;
  • ecchymoses derrière l’oreille ou autour des yeux ;
  • perte de l’odorat ou de l’audition ;
  • paralysie faciale…

Des troubles psychologiques et neurologiques (perturbation de la tension), des troubles de la mémoire, des déficits cognitifs et convulsions peuvent être présents.

D’autres signes peuvent survenir à la suite d’un traumatisme crânien :

 

  • une instabilité nerveuse (syndrome post-commotionnel), souvent accompagnée d’une fatigue, de maux de tête, de vertiges, de difficultés de concentration…
  • des insomnies ;
  • une dépression ;
  • une anxiété ;
  • des troubles de l’équilibre…

Une prise en charge médicale rapide (appeler le 15 ou se rendre aux urgences) est impérative, même si le sujet est conscient ou que le choc paraît minime.

Que faire ? 

La première chose à faire est d’alerter les secours. Il faut immobiliser la victime en maintenant sa tête en mettant vos mains à plat de chaque côté. L’objectif est de stabiliser l’axe tête-cou-tronc le plus droit possible.  Si il y a un trouble de la conscience il faut mettre la victime en position latérale de sécurité. 

La surveillance !

Si le bilan ne détermine aucune lésion, la personne qui a présenté une brève perte de connaissance, voire aucune, peut être autorisée à retourner à son domicile, mais elle doit être surveillée de près par l’entourage ou des amis pendant 24 heures. Elle sera de nouveau hospitalisée en cas de survenue de vomissements, maux de tête, altération des fonctions mentales et/ou déficit neurologique. Si la surveillance étroite à la maison s’avère impossible, le patient reste à l’hôpital pendant une durée de 24 heures.